• Soliloques d'un boy scout attardé au service de la france ( suite2)

    Hourrah! mon second article a percé le mur des cons. Donc dans ma seconde carrière , civile celle-là, j'avais choisi le sport car je fus le directeur technique du club éphémère  de la course croisière des armées de terre et de l'Air (ECCTA)en 1965. Les marins du capitaine de vaisseau De KERVILER ayant refusé de prendre des "biffins et des gonfleurs d'hélice" dans le club de la marine pourtant équipé de superbes bateaux de conception "britannique" (sic). Aussi le directeur des Sports à l'époque, étant le célèbre colonel CRESPIN, qui avait été mon instructeur commando ayant appris ma démission de l'armée ,  me convoquât-il pour s'informer de mes intentions; nous étions deux militaires l'intéressant, mon camarade Eric Tabarly et votre humble serviteur. Convoqués au ministère tous les deux , Eric déclara qu'il ne voulait en aucun cas enseigner la course dans une école d'Etat, ni devenir fonctionnaire. Profitant de sa victoire à la TRANSAT, il envisageait de jouer le rôle d'ambassadeur français de la course au large et de continuer à s'ECLATER ce faisant, jouissant de l'admiration de De Gaulle qui l'avait décoré de la légion d'honneur, ce  dont Eric se tamponnait le coquillard.

    Demeurant seul face au ministre qui n'aurait en aucun cas contrarié Eric, Crespin me dit:(( quant à toi, on va te faire un profil administratif , tu vas passer un examen de professeur de sport (discipline "voile", dont je fus le premier d'une série) embrayant dans une nouvelle carrière passionnante jusqu'en 1983.

    Cependant j'avais préalablement éveillé la curiosité de certains spécialistes de l'armement, cherchant à recruter des VRP pour vendre des armes françaises à l'étranger. Je fus donc convoqué chez un grand patron officiel de la spécialité (qui fut plus tard assassiné par un anarchiste). Bref cet homme distingué me reçut chaleureusement en me pommadant de qualités  signifiant que je  pourrais faire l'affaire. Chaque fois que dans l'armée ou l'administration on m'a fait des compliments, je me suis méfié et parfois même, PAS ASSEZ...(( A qui pensez vous , monsieur le directeur général, que je vende canons, armes diverses, à l'étranger?) - Mais aux arabes, mon ami!-

    ((A qui précisément?))_ Mais au colonel Kadhafi, mon vieux:_(( Alors là, vous me la bayez belle! A un salaud pareil! Qui pourra un jour utiliser nos armes et nos propres avions contre nos soldats? je ne  suis pas votre client L'argent ne m'intéresse pas!.)) Je me levais courroucé et le saluais (( Vous êtes tous pareils, s'indigna-t-il, tous des boys scouts! Comment voulez vous qu'on puisse armer nos troupes? Avec quel argent? Si nous ne vendons pas aux arabes, il ne faut pas compter sur nos gouvernants qui ne cherchent qu'à raboter notre budget de défense !(sic))) J'eus  confirmation plus tard de ce point de vue traditionnel en France et j'en fus désolé , car le fils du général Le Puloch, le seul général que j'avais admiré comme lieutenant, fut descendu comme pilote d'hélicoptère dans la guerre entre Tchad et Libye, sans avoir le droit de voir inscrit sur sa tombe, MORT POUR LA FRANCE! Le père , Chef d'Etat Major de l'Armée dut supplier MITTERRAND pour avoir ce droit (sic). Par la suite, 15 ans pour construire notre seul porte-avion avec les déboires qui ont suivi. Non , j'en avais terminé avec la défense de mon pays, ce qui devait empirer par la suite.

     

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