• LA DEFENSE (sécurité extérieure)

     « La publication du dernier livre blanc ne renvoie pas uniquement à une réforme de la politique de défense française. Elle impacte également la POSTURE DIPLOMATIQUE et INTERNATIONALE de la France. Les armées, dans le contexte actuel ont un posture EXPEDITIONNAIRE, qui les lient autant, sinon plus à la POLITIQUE ETRANGERE et EUROPEENNE qu’à la Sécurité Intérieure.»   

     http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/2LIVREBLANC_DEF.pdf 

     

    Peu de temps avant la crise, la défense française avait rédigé son livre blanc traditionnel, document de la Défense accueilli en France par des applaudissements de circonstance. Cependant, depuis la réduction drastique de nos forces armées, toutes armes inclues, des doutes, des appréhensions, et des réserves ont été émises dans une Revue de Presse par le « GROUPE SURCOUF », notant d’emblée que « le système militaire français était A BOUT DE SOUFFLE », ce dont conviennent tous les officiers de carrière des forces combattantes, Terre, Air et Marine.

    Citons intégralement ces remarques justifiées : «  Ils s’en prennent aux choix effectués dans le passé. Selon Surcouf, la situation actuelle résulte du choix décidé par les GROUPES DE PRESSION de programme d’équipement, sans considération particulière pour les nécessités nées de la REALITE des engagements (cela a abouti, par exemple à une rupture de la capacité de TRANSPORT AERIEN STRATEGIQUE, ce qui est regrettable (pâle euphémisme) pour une armée très engagée à l’extérieur, obligée de loue des gros porteurs aux Russes , Ukrainiens et autres biélorusses !) ; à cause de l’interdiction faite par les autorités de l’époque à l’Etat major des Armées de poursuivre une véritable « ETUDE CAPACITAIRE » qui eut révélé, que comme de NOMBREUSES FOIS au cours de notre histoire militaire une  conception de la défense centrée sur les « programmes d’équipements », aboutissait à une dépense publique considérable pour une UNITE OPERATIONNELLE faible, avec en résultante, une   « impasse financière » mettant en cause la crédibilité même du gouvernement dans son exécution des lois de  « programmation militaire. » La logique budgétaire a pris le pas sur la logique stratégique.

    D’autant que les forces européennes sont loin d’afficher la cohérence nécessaire à la simple défense de l’Europe. Surtout du coté allemand qui n’a pas encore prouvé la volonté du gouvernement MERKEL de participer « sérieusement » à une politique de défense crédible. L’épisode Libyen en  a adonné une preuve flagrante ; en effet, la diminution générale de l’effort de défense des européens, dans un monde où il ne cesse d’augmenter, en demeure le vrai problème. 

    « Du report sine die du deuxième porte-avions aux réductions drastiques, en matériel et en personnel combattant de l’Armée de terre, la France demeure encore engoncée dans la logique de la guerre industrielle, décrite par RUPERT SMITH », Mesures prises dès 1986, poursuivies en 1989, sans aucune compensation par d’hypothétiques innovations dans quelque domaine qui soit… Ainsi la France est revenue amoindrie dans l’OTAN, tout en réclamant des postes de commandement… La France a abandonné aux Britanniques le leadership de la défense européenne (les cousins anglo-saxons à la manœuvre). Nous sommes devenus une puissance de plus en plus « MOYENNE »,  au niveau de l’Italie et de l’Espagne. Cessons de nous gargariser avec la « GRANDEUR », notre arrogance fait sourire les Européens. Sans argent, point de  Suisses disait on dans l’ancien régime.

    Nos concitoyens doivent prendre conscience de cette réalité. Nous ne sommes plus capables, malgré les effectifs, d’assurer la sécurité INTERIEURE, pas plus que notre défense EXTERIEURE. Notre aviation a perdu 25 % de ses moyens. Au niveau des munitions,  des lacunes graves ont été signalées en opération , tant en Afghanistan qu’en Libye. Quant à la marine, elle survit avec de grandes difficultés.

    De nombreux officiers regrettent « officieusement » la réduction des ambitions dans le domaine des frégates. A tort ou à raison, tous les pays européens persistent à penser que nous voulons diriger l’Europe… Cherchez l’erreur.

    Dans le domaine naval, au-delà de la mutualisation des forces européennes, «  UTOPIE TOTALE » dans les conditions actuelles, aggravées par la crise, c’est la crédibilité de la France au niveau européen qui se joue. Un de nos camarades ayant tenu à garder l’anonymat a écrit : « la défense appartient à TOUS. Ne pas vouloir en débattre dans une société où les medias ont pris une IMPORTANCE CONSIDERABLE, y compris dans l’exercice de la démocratie, c’est totalement anachronique ! » «  La réflexion, c’est tout ce qui permet d’adapter les forces. Sans elle, nous ne sommes RIEN… » Cependant, ce qui est grave, c’est que non seulement la France ne peut plus tenir ses engagements avec ses anciens contrats opérationnels, mais que PERSONNE EN EUROPE  NE LE PEUT… 

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