• La Cuine silencieuse ( suite)

    Le souvenir du bain de sang de la place TIEN 'AMEN de Pékin hante encore le parti communiste. Des dissidents en exil ont réclamé la fin du régime de parti unique, appel auquel le président a répondu avec la fermeté habituelle chinoise. Des     manifestations, sont à prévoir à Hong Kong qui a pris goût au capitalisme à l'occidentale. Pékin a promis que le chef de l'exécutif du territoire serait élu au suffrage direct cette année , pour calmer le jeu.... Ce dont doute la majorité des habitants commençant à ...comprendre qu'entre les promesses et la réalité , le Parti a tous les droits...

    Avec quelque raison , le président XI JINPIG redoute que toute dose accrue de démocratie accordée à Hong Kong ne finisse par devenir un ennui sérieux pour le Parti et alimente de nouvelles revendications similaires en Chine intérieure. Un problème vital demeure la pollution considérable atteignant les grandes villes orientales dont la capitale. Le président sera obligé de prendre des mesures COÛTEUSES. Les émissions de CO2 atteindront en 2015 le DOUBLE de celles relevées aux Etats-Unis (déjà considérables) alors qu'elles n'étaient qu'au même niveau moins d'une décennie plus tôt.

    Assainir l'air toxique que respirent en PERMANENCE  les habitants  est urgent  mais n'est pas une mince affaire car intervenant trop tardivement.  Parmi ces mesures, le nombre des véhicules autorisés à circuler en zone urbaine sera réduit de près de moitié...Un péage comme celui de Londres est envisagé, mais les nouveaux bourgeois urbains réagiront vraisemblablement énergiquement ayant pris des habitudes concernant l'usage de leurs voitures considérées comme un DROIT INALIENABLE... Le président doit s'attendre à une résistance de croissante  de  cette nouvelle classe "moyenne" embourgeoisée et  consciente de son importance économique , capable de faire échouer le plan gouvernemental du Parti.

    En 1994, la Chine a entrepris une remise à plat de son régime fiscal, réaffirmant la PREEMINENCE de l'Etat central sur les provinces, provoquant un endettement considérable des collectivités locales. Un accord doit être négocié dès cette année. Mais les provinces chinoises étant COLOSSALES ( 4 d'entre elles comptant plus de 80 MILLIONS d'habitants!!!)Dans le cadre des plans quinquennaux, elles participent de façon effective à la stratégie de croissance de vastes pans du pays. Mais la concurrence  qu'elles se livrent engendre un énorme gâchis , car leurs actions DOUBLONNENT, elles se disputent les marchés et les investisseurs, faisant du marché national un véritable patchwork au lieu de l'unifier. Mais la force des Chinois demeuret leur puissance de travail. Il n'y a pas de fainéants en Chine. Cette rivalité économique entre les provinces dynamise l'économie;

    La part des recettes fiscales a diminué dans le PIB, tout comme la part perçue par le gouvernement central. Mais depuis que le gouvernement central a décidé de se charger lui-même des impôts, ne laissant que des taxes locales aux provinces, les caisses de l'Etat se sont certes remplies; il fallait beaucoup d'argent pour maintenir la cadence infernale du réarmement entre autres...Mais grâce à la sagesse de sa gestion , la Chine est devenue un exemple de PRUDENCE BUDGETAIRE, affichant dès 2012, une dette publique égale seulement à 2,2 du PIB (!!!) Toutefois la dette des collectivités étant devenue colossale, c'est le gouvernement central qui doit résorber ce plus d'un TIERS DU BUDGET... La part des dettes des collectivités locales est  de 90%.Alors que celle  des recettes n'est que d'un peu plus de 50%.

    Devant cette situation inquiétante, la Cour des comptes chinoises a tenté de faire l'inventaire des emprunts des collectivités locales...Selon des sources sûres, fin 2012, le total se serait élevé à 20.000 MILLIARDS de YUANS   (3200 MILLIARDS de $)

    Quoi qu'il arrive, le gouvernement central doit assumer une partie conséquente de cette dette. dans la mesure où il refuse d'autoriser un défaut de paiement, qui pourrait faire DESORDRE(...) Bref les provinces sont encore dans le pétrin et le taux de croissance de la Chine a chuté... Résultat : les investissements en Chine ayant  diminué depuis trois ans,cela hante les investisseurs et les a rendus frileux. La Chine va connaître à son tour, sinon une crise, mais un ralentissement certain déjà visible, mais elle peut compter sur les qualités de son peuple pour franchir les obstacles., chance que n'ont pas certains Etas européens , honny soit qui mal y pense...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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