• L’INFILTRATION CHINOISE EN EUROPE (2)

    Dans notre premier mail sur ce sujet, nous avons mentionné les plateformes principales connues : l’Italie avec le port de Naples, la Grèce avec celui du Pirée, la France avec CHATEAUROUX et la Hongrie.

    Dans un premier temps nous avons présenté NAPLES, rongée par les mafias italo-chinoises et ses conséquences affectant toute l’Europe. Evidemment il aurait fallu de plus amples explications pour en évaluer l’ampleur. Je vous recommande donc de lire GOMORA,  le  livre  de  ROBERTO SAVIANO, édité  par  GALLIMARD, particulièrement complet et même impressionnant sur la question.

    Au point que sa tête a été mise à prix par la mafia italienne et qu’il est 24 heures sur 24 placé sous la protection des carabiniers. Aujourd’hui mentionnons le port du Pirée en Grèce placé sous le pavillon chinois, donc un nouvel ancrage important en Europe.

    Dans nos précédents mails nous avions exposé comment le nouveau gouvernement hongrois étranglé économiquement avait fait appel à la Chine pour l’aider.

    Pour ce faire il avait offert une véritable plateforme d’accueil en Hongrie en contrepartie d’un prêt médiocre et sans promesses, selon la coutume. Aujourd’hui citons l’exemple français de CHATEAUROUX, ancienne grande base aérienne de l’OTAN, disposant d’un aérodrome capable d’accueillir les plus grands avions de fret.

    Considéré comme un atout pour une ville de 76450 habitants, dont l’écroulement de l’industrie textile, puis la suppression de l’implantation de l’armée française au titre de l’application d’une réforme drastique a privé de nombreuses régions françaises de ses garnisons traditionnelles.

    Donc  privant cette campagne berrichonne d’emplois. Il est donc prévu qu’en 2013,les Chinois débarquent pour construire des DIZAINES d’usines, pour y faire théoriquement travailler des Français… 30 à 40 firmes spécialisées en électronique et de haute technologie s’emplanteront en bordure de ville.

    Les Chinois promettent la création de 4000 emplois… ce que les élus locaux réconfortés par cet appel d’air ont tendance à considérer comme acquis. Voire, car tous les exemples italiens de ce type de manœuvre, tentés en Italie (PRATO  en TOSCANE) ont simplement provoqué un afflux de MILLIERS de travailleurs clandestins infestant l’Italie et travaillant au rabais. Au point que les italiens parlent d’une colonisation rampante, pour le moment économique. En effet, les Européens en récession ont la fâcheuse tendance à accorder de trop grandes libertés aux chinois, sans contrepartie véritable.

    C’est ainsi que la Chine a pu pomper la haute technologie occidentale, construisant des airbus, des voitures de luxe etc, sans contrepartie, à des prix  imbattables, pour ensuite les exporter dans le monde. L’expérience de Chateauroux est donc à suivre de près car il est douteux que cette promesse de 4000 emplois soit tenue selon les syndicats. La question est de savoir s’il s’agit  d’une ré industrialisation ou bien d’une simple implantation logistique et commerciale en vue de conquérir de nouveaux marchés européens et africains.

    En fait, les Chinois comptent récupérer la précieuse étiquette made in France pour pouvoir exporter plus cher des produits construits en Chine et parfois montés en France. La manœuvre est habile : les Chinois réussissent ainsi  à se rapprocher de leurs marchés à l’ouest.

    Il s’agit d’une espérance de sauvetage à court terme et non  d’une  re industrialisation véritable. D’autant que cette société chino-française est conçue au capital majoritairement chinois : le danger est qui PAIE, GOUVERNE. Et nous savons ce qu’il est advenu de notre métallurgie aspirée par les Indiens…

    FAUDRA T’IL IMPORTER DE PEKIN DES ETIQUETTES MADE IN FRANCE, ironisent les contempteurs de ce projet ?

    Pour des produits simplement montés et assemblés en France. L’attrait de cette étiquette se limitant aux produits de haute technicité. En résumé le risque est de permettre une banale unité de pénétration du marché européen et africain, car il est douteux que l’ambition chinoise se limite à la seule Europe.

    En bref c’est le monde à l’envers et le risque de voir se fermer cette aventure suivant la conjoncture internationale.

    La bannière


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