• Hélicoptères (suite 2)

    Nous allons essayer de reprendre la suite, si " on" veut bien me le permettre...

    Donc, :les premiers missiles antichars entrent alors en service; la France étant pionnière en la matière. Dans le même temps, chaque Division américaine doit recevoir un FORT contingent d'aéronefs légers. à voilure fixe et de voilures tournantes (une centaine par division). Comme pour les chars, le dilemme  EMPLOI INTEGRE/ EMPLOI INDEPENDANT des hélicos caractérise donc les premiers travaux organisationnels sur l'aéromobilité. La 11° AIRBORNE DIVISION  est bientôt rebaptisée 1st CAVALRY DIVISION (Air Mobile)... Dès 1965, après un an d'expérimentations. Puis l'unité est expédiée au Vietnam pour une expérience de combat réelle.

    L'idée maitresse est, d'une part d'optimiser l'emploi des hélicos  en adaptant à leurs contraintes poids transportables (équipements d'unités d'infanterie ou d'artillerie classiques, créant ainsi des unités aéromobiles à PART ENTIERE sur un modèle proche de celui des Divisions aéroportées, adaptées aux contraintes du transport par AVION... Mais il faut réorganiser une grande unité TACTIQUE autour d'une NOUVELLE ARME  dont on estime qu'elle pourrait changer le CARACTERE du COMBAT  MODERNE. Mais par l'adoption de chars légers, l'unité aéromobile se rapproche des années 1930-1940. la mission aéromobile échoit après le Vietnam à la 101° AIRBORNE Division, la 1st CAVALRY devenant  Division   blindée  classique ,illustrant ce statut hybride de l'unité aéromobile intégrée, mais oscillant en permanence  entre  MOYEN d'APPUI  pour des unités au sol ou au contraire , appuyé.

    En France, la 4° Division AEROMOBILE (DAM)  est durant la guerre froide une unité où l'hélico est nettement unité appuyée avec une mission restreinte pour le segment du COMBAT ANTICHARS- en AVANT ou en FLANC-GARDE des Forces terrestres- En URSS, c'est l'inverse, l'hélico est conçu comme un moyen d'appui et  La manœuvre tactique s'effectuant presqu'entièrement au SOL, les unités aéromobiles voient les hélicos réduits à deux MISSIONS: APPUI-FEU et AEROTRANSPORT. La manœuvre tactique des unités aéromobiles s'exécutant presque entièrement au sol, à l'inverse des conceptions américaines de 1960.

    En 1980, les débats sont vifs entre les deux approches., sur fond de de recherche d'une MOBILITE MAXIMALE sur un espace de bataille ( qui pourrait être saturé d'armes chimiques tactiques (...) La conception soviétique du MI-24 HIND associant capacité d'emport en infanterie d'un Véhicule  d'infanterie (VC I) à la puissance de feu d'un hélico de COMBAT, montre le basculement vers des unités aéromobiles / mécanisées intégrées. A sein de l'OTAN, le britannique RICHARD SIMPKIN défend de même des unités où l'hélico de combat se substitue au CHAR et au véhicule d'infanterie, esquissant les caractéristiques d'un " MAIN BATTLE AIR VEHICLE", combinant phase terrestres  et aérienne.

    Ces conceptions relevaient toutes d'une DECENTRALISATION vers les ECHELONS TACTIQUES SUBALTERENES ( bataillon, voire compagnie) comme en Algérie voire avec des cellules réduites à une ou deux machines; comparables à ce qui se passe dans la marine souvent avec un seul hélico pour le combat anti-sous-marin. A partir des années 1990, on assiste, pour diverses raisons, à une centralisation des moyens aéromobiles et donc d'effacement progressif des organisations tactiques, privilégiant l'intégration des voilures tournantes au PLUS BAS ECHELON POSSIBLE.

    A suivre

     

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