• Administration outre mer !

    En 1966 j'ai démissionné   de l'armée  car  il  n'était  plus  possible  de rejoindre en TENUE le casernement de mon régiment à PONTOISE (sic) (CF; la Saga d'une génération sacrifiée) ( entre    autres  scandales que les Français ont oubliés...) J'arrivais  donc en  civil au  régiment  où  je disposais d'une armoire  métallique sportive pour revêtir mon uniforme et je me changeais à  nouveau  le soir     en rentrant    dans  mon   HLM. ET  en  tant   qu'officier    supérieur   second  du  colonel, pensant  à mes sous-officiers  et leurs conditions de vie, je les plaignais car  à  cette époque ,  le  niveau  des soldes  et  les  conditions  de  vie,   dans    l'ambiance  NATIONALE  étaient  déplorables;  ça  n'est guère  mieux aujourd'hui, pour    des raisons différentes  certes, et  heureusement  que  les militaires ont repris  l'estime qui leur était  due,  mais  quand  on  voit  le   régime  auquel ils  sont  soumis, je continue à  les plaindre. C'est plus que jamais du bois dont on fait les flûtes...

    Bref, j'étais décidé à quitter la France pour les Etats Unis où mes connaissances et ma pratique de la voile m'ouvraient une issue comme à de nombreux jeunes Français qui y ont fait carrière chez les anglo-saxons. Quand le colonel CRESPIN, qui fut mon instructeur commando, apprenant mon intention de démissionner me convoqua  au   Ministère de  la  Jeunesse  et  des Sports où il était Directeur des Sports.  Lui   aussi  et  comme  parachutiste,   ça  n'était   pas  la  joie,  il   avait démissionné ,  mais  vu  sa  réputation  et   ses   titres   exceptionnels , il  avait pu  réintégrer   honorablement   le   service  de  l'Etat. Donc, il me   comprenait, mais considérait que  quitter le navire n'était  pas une "solution patriotique". Il me  proposa alors, après  un concours ( professeur de voile, un nouveau statut, après   intégration  dans  l'administration) et  je  me  suis  laissé  embarquer.

    Mais  en prenant pied dans l'administration, j'ignorais où je mettais les pieds, car après des débuts encourageants et la réussite de l'OPTIMIST dont  je  fus  un des pères, à l'échelon NATIONAL, (initialement contré par la fédération!) j'ai cru qu'il en  serait de  même  pour  toutes  mes  initiatives  NATIONALES. Et là , je  me heurtai  au  SABOTAGE  de  ceux  considérant  que  n'appartenant pas à la race des  seigneurs  de l'ouest, il  fallait  me  scier les pattes;  "opération  réussie"  malgré   des   promesses    de  mon   propre  ministère!

    J'organisais  donc  ma  fuite  dans  le  Pacifique  sud,  en Polynésie française   à  l'occasion    de   l'organisation   des    IV°  Jeux   du Pacifique. En   effet, lorsque    j'étais   dans   l'armée   sénégalaise, j'avais  été désigné   pour l'organisation    des  JEUX  de L'AMITIE  qui se  déroula  à  Dakar  et ayant  réussi cette mission, j'étais   devenu  un   spécialiste,   décoré !(j'en  ris  encore)    etc..   Donc ,   je    fis    un     BRAS  d'HONNEUR   à  mon  ministère  et m'installais dans  le  Pacifique  Sud  grâce  à  la complicité d'un bureaucrate "BEUR" ami. J'eus  la  chance  de  pouvoir  lancer la   voile   française  sous  ces   cieux, mes   équipes  de  voile  remportant  TOUTES  les  médailles  aux  différents   jeux organisés lorsque j'étais en poste à Tahiti.

    Mais    ces  succès  me  perdirent  car  Paris  considérant  que  mes" vacances  polynésiennes" avaient  trop  duré, me  désigna  en  qualité d'entraineur  national  de  la  "COURSE  au  LARGE"  en  poste  à  la Fédération  Française  de  Voile, responsable de la direction technique nationale de cette discipline. Je refusai en expliquant que les cimetières étaient pleins de gens indispensables; aidé par le haut-Commissaire Paul COUSSERAN, un ami de Lycée et  compagnon de la résistance. Hélas, il ne put pas me sauver;  INDISPENSABLE???.. et furieux,  je dus m'incliner et rentrer en métropole... EN 1978.

    A suivre mais pas triste...

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