• Nous voici donc à la deuxième suite de mon article; Nous allons de lecteurs essayer de le poursuivre, avec votre accord , évidemment, car dans le cas contraire je compte bien faire bénéficier à un maximum de lecteurs vos procédés démocratiques tant il est vrai que nous soyons une république démocratique. Je suis honoré de l'intérêt que vous prenez à tenter de m'empêcher de m'exprimer, mais je voudrais bien voir la tête que vous avez et à quoi vous ressemblez. Envoyez moi une photo, s'il vous plaît! 

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  • Comme vous m'avez supprimé la première partie, voici la seconde.

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  • Que se serait-il passé si  nous avions  continué de garder Maya Pissetskaya solidement enfermée à l'intérieur de nos frontières ?Nous   en aurions probablement fait quelqu'un de moralement rabougri et elle serait certainement devenue  antisoviétique.  L'ÂME HUMAINE(...)EST QUELQUE CHOSE DE TERRIBLEMENT FRAGILE(!!!) Elle doit être traitée avec le plus grand respect ; (HOSANNA!). Un geste irréfléchi  suffit  à lui faire définitivement perdre  son    équilibre. Parmi 240 millions de personnes, il doit bien exister des ELEMENTS IMPURS...

    (( Ces élément apparaîtront toujours à la surface comme le font toujours, dans une solution, les éléments les moins substantiels (...) Ce que je dis ici est CONFORME à la politique de Lénine pendant les premières années du régime soviétique  au cours desquels nous exilions couramment à l'étranger nos ennemis de l'intérieur. Aujourd'hui, 50 ans après, nous devons cesser de voir en chaque individu un transfuge possible... Nous devrions nous mettre à penser aux gens qui ne méritent pas d'être considérés comme la LIE- Aux gens dont les convictions peuvent parfois subir une OSCILLATION PROVISOIRE(...) Nous    ne pouvons pascontinuer de parquer les gens derrière des barrières. Nous devons leur donner une chance de découvrir par eux-mêmes à quoi ressemble le monde extérieur... Si nous ne modifions pas notre position à cet égard, je crains que nous finissions par discréditer les idéaux du marxisme- léninisme sur lesquels sont fondés notre système social soviétique.

    En août 1969, des diplomates soviétiques présentaient le  musicien ASHKENAZY, l'EXEMPLE MÊME de la LIBERTE qu'auraient les artistes soviétiques de voyager librement à l'extérieur de l'URSS. ASHKENAZY AFFIRMA QUE CETTE DECLARATION NE CORRESPONDRAIT PAS A LA VERITE. ((Lorsqu'un porte-parole soviétique prétend que je voyage LIBREMENT, selon mes désirs, entre la Russie et l'Occident, il s'agit D'UNE GROSSIERE ET DELOYALE DEFORMATION DE LA VERITE.))

    Merci de m'avoir permis de terminer mon article...en essayant cependant de m'emmerder!

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  • je cite Kroutchev in extenso:(( je ne doute pas que les conditions pratiques et théoriques d'une OUVERTURE DE NOS FRONTIERES soient aujourd'hui réunies. S'il n'était pas possible de les ouvrir, quelle sorte de liberté aurions-nous alors? Bien sûr, je sais que  PARFOIS, certains de nos propres concitoyens  se moquent de nous en disant: ((Alors, vous nous conduisez au paradis en agitant votre matraque, NON? )) Les gens faisaient souvent des remarques de cette sorte lors des COLLECTIVISATIONS FORCEES et d'autres mesures coercitives ( exécutions pures et simples!) Je pense que le temps est venu de montrer au monde que notre peuple est LIBRE, qu'il travaille de bon gré et qu'il construit le socialisme parce qu'il croit et non parce qu'on l'y OBLIGE(...) 

    ((Cela fait cinquante ans que nous avons LIQUIDE LES CLASSES HOSTILES; aussi agiter le spectre de telles classes en Union Soviétique, c'est recourir à un argument pour les IMBECILES. Je me souviens d'un incident du temps où je dirigeais  le Parti qui illustre de la manière dont nous pouvons nous libérer du HONTEUX HERITAGE de la frontière close, c'est-à-dire de CETTE CHAÎNE qui pèse sur la CONSCIENCE de  l'Etat Soviétique.; Notre étoile du ballet numéro UN, MAYA PLISSETSKAYA, la meilleur ballerine d'Union Soviétique., était exclue de la troupe du BOLCHOÏ chaque fois  que celle-ci se rendait à l'étranger . On m'avait rapporté qu'on ne pouvait pas lui faire confiance, car elle pourrait ne pas revenir ( comme ça s'était souvent produit  ( NOUREEV) je ne lui avais jamais parlé. j'ignorais ses opinions. Sa défection aurait été utile à la propagande  antisoviétique  de l'Occident, et cela aurait été très désagréable pour nous.))

    (( Et voilà qu'un beau jour, alors qu'une troupe de ballet se préparait à partir pour l'étranger, je reçus une lettre de Maya Plissetskaya. Adressée  en ma qualité de secrétaire du Comité Central. Maya  affirmait qu'elle était une patriote  et qu'elle se sentait  blessée et  insultée par la  suspicion qui  lui était manifestée. J'étais partisan de lui permettre  de participer à cette tournée Certains exprimèrent des doutes.- Ils craignaient qu'elle ne revienne pas-(( Peut-être v, répondis-je, mais je lui fais confiance. On ne peut pas vivre sans faire confiance aux gens. Si sa lettre n'était qu'un moyen de m'abuser, si tout ce qu'elle cherche c'est de nous tromper, ce serait certainement une grande perte pour nous, ce serait embarrassant. Mais   nous n'en survivrions pas moins))

     

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  • Le texte de ce rapport très long a été intégralement   publié le 4 juin 1956 par le département d'Etat (USA). Ceux qui à défaut d'archives, veulent en avoir connaissance peuvent se le procurer dans le livre de souvenirs  assez complets écrit  par Kroutchev, édité chez Robert LAFFONT. Bouquin  détaillé,  avec parfois des longueurs, mais fascinant par la sérénité de l'auteur évoquant les crimes et la paranoïa de Staline . Mais il n'empêche qu'aujourd'hui  chez les séniors, il existe encore des communistes regrettant le régime soviétique parmi les retraités de  la NOMENKLATURA. Il existe d'ailleurs toujours un parti communiste, avec ses représentants à la DOUMA, dont le patron est un maréchal.

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